la prison c'est comme ça
quand, tu y mets les pieds
prépare toi au combat
cet engrenage à tout âge
te marques comme un tatouage
seul, ta force d'esprit
reste ton moyen de survit
dans une vie que vraiment
tu n'avais pas choisit
mais voilà,
tu dois passer par là
t'as fait du mal autour de toi
t'as fait les choses qui fallait pas
te contenter de dix mètres carrés,
vivre d'une pièce mal éclairée,
pelures d'orange aux barreaux,
pour masquer cette odeur de cavot,
faire tes courses au yoyo,
ta bouffe au réchaud,c'est chaud.
Vivre le mileu carcéral,c'est radical
pour changer un homme, en animal
qui a mal de vivre
dans ce musée malsaint
cet hôtel de vices
où tout le monde contribue
à ce donner des leçons de malfaçons
au fond, c'est bien
pour celui qui n'a rien,
rien à foutre de tout
prêt à te trancher le cou
fais attention à tes arrières,
protège ton derrière
avoir des prises de conscience
ne sachant plus à qui faire confiance
seul, tu seras seul
dans cette prison faite de portes,
de barreaux, de couloirs, de cellules,
qui hurlent au sang qui coule
d'une veine tayadée
ou d'une lame de rasoir avalée
afin d'abréger cette souffrance dur à assumer
c'est dur d'être enfermé
entre quatres murs
regarder la verdure
pousser sur les murs
deux douches par semaines,
de quoi te mettre la haine,
la haine,
c'est ce qu'ils disent quand ils reviennent
là-bas, chaque chien a sa chienne,
chacun a ses peines,
peine a dormir
prise de somnifères
pour y parvenir
et, mis à part les tours dans la cour,
ton courrier qui a déjà fait le tour,
il te reste les visites,
le moment qui t'àgite
mais quarante cinq minutes de bonheur
dans une semaine, c'est l'horreur,
ce quitter dans les pleures
pleurer!
tu n'auras plus que tes yeux pour pleurer
mais va pas déconner
même en prison, on peut encore te juger
tu passes du prétoir au mitard
le mitard, la misère
c'est de loin, le plus galère
stoooooooooop!
ne pouvant pas tout te dire
tu risquerais d'en vomir
je vais cesser de parler,
d'un sujet qui fait chier
qu'on voudrait d'un coup de vent,
oublier à jamais.



